Le problème avec les EEE (équipements électriques et électroniques) c’est qu’ils sont parfois composés de “matériaux stratégiques » dont l’approvisionnement n’est absolument pas infini et requiert même des méthodes d’extraction très discutables sur le plan éthique. 

Nous parlons ici du matériel numérique fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques (téléphones portables, télévisions, ordinateurs, etc.) mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg puisque le problème écologique se pose aussi pour les équipements de production, les data centers, circuits électroniques, etc. Et que faire de tous les équipements permettant la connexion au réseau ?

 

Le recyclage et le réemploi ne suffisent pas 

 

Rappelons que ces solutions consistent à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Il ne s’agit donc pas de simplement donner une seconde vie aux objets mais cela implique bel et bien de remettre en cause les modes de conception et de production plus “propres” et bien plus sobres. Nous l’avons vu ici, les fabricants ne doivent pas se contenter de mettre en place des moyens de recycler leurs produits, ce serait rejeter toute la responsabilité et la charge écologique au consommateur qui finalement n’est que l’un des derniers maillons du cycle.

 

 

Que dit la loi ?

 

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été promulguée le 10 février 2020, elle vise le numérique avec certaines mesures :

  • Le renforcement de l’information du consommateur 
  • La construction d’un cadre légal en matière d’obsolescence logicielle
  • La réforme de la responsabilité élargie du producteur
  • La mobilisation de la commande publique de l’économie circulaire
  • Les mesures favorisant la réparation, le réemploi et la réutilisation
  • La responsabilisation des plateformes de e-commerce
  • Les enjeux du plastique

 

Où en sommes-nous ?

 

Le taux de recyclage est en hausse en Europe 42,5 % en 2019 (contre 9,4 % pour le continent américain et 11,7 % pour le continent asiatique).

D’après les données du Global e-Waste Monitor 2020 , la moyenne européenne de production annuelle de DEEE s’élevait à 16,2 kilos par habitant en 2019.

On estime que 8 % des équipements sont directement jetés aux ordures ménagères par leurs propriétaires et finissent ainsi en enfouissement ou en incinération. Le plus souvent, ces équipements qui échappent aux filières de recyclage sont de petits appareils : smartphones, montres connectées, etc.

Pour les JO de Paris 2024, la France prévoit de produire les médailles en revalorisant des déchets électroniques. L’idée vient du Japon qui à mis en place ce système pour ses propres JO en 2021.

Sachant qu’il y a plus d’or dans une tonne de déchets électroniques que dans une tonne de minerai extrait des meilleurs gisements, on pense que c’est un bon coup de communication pour motiver à recycler ses appareils !

 

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Juliette, Assistante Marketing – Apsynet

 

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