Au cours de la période estivale écoulée, la presse, les sites spécialisés, les blogs… tous ont regorgé de conseils en tout genre pour bâtir des stratégies nous permettant la déconnexion totale, gage majeur de bonheur et de détente..
Pire, on nous culpabilise… Vous devez vous déconnecter. Une loi a été promulguée et vous permet de faire valoir ce droit.

Bon, effectivement, je ne vais pas me faire l’avocat des grands groupes qui pénalisent insidieusement leurs cadres et employés lorsqu’ils souhaitent ne plus être en contact avec leur entreprise.

Je me pose, ici, beaucoup plus du coté de la « victime » qui considère que même si cela ne doit pas empiéter sur les activités estivales et la vie familiale, cela reste important de rester en contact.

 

 

Quelles sont, dans ces cas là, les motivations de cette « victime » volontaire ? Une étude récente publiée par le magazine Capital, nous explique qu’il y a 3 motivations principales animant cadres et employés pour se mettre dans cette démarche.

Dans la majorité des cas, c’est surtout pour vérifier qu’il n’y a pas de problème qui pourrait s’envenimer, et qui pourrait les submerger de travail à leur retour si ils n’interviennent pas pour le résoudre. Effectivement un problème qui enfle peut parfois prendre 4 à 5 fois plus de temps à résoudre que s’il est traité à temps et à bon escient. La perte de 10mn de temps de repos peut faire gagner des journées de galères à résoudre une situation bloquée.

Cela permet, aussi, finalement, de passer des vacances sereines, en ne se demandant pas inconsciemment « j’espère que tout se passe bien au bureau ». Nous le savons tous, quand on se pose ce genre de question, on imagine toujours le pire.

Alors, est-ce grave Docteur ? Je pense qu’il faut faire la part des choses dans cette désormais célèbre maxime « bénéfice/risque ». C’est grave quand on se sent obligé, oui..
Beaucoup moins si il s’agit de pouvoir être encore plus détendu et disponible intellectuellement pour sa famille et ses amis pendant les vacances.

Personnellement, je les préviens, et je planifie les périodes auxquelles je vais me consacrer à la lecture de mes mails et notifications. Jamais plus d’une heure par jour, promis, et pas forcément tous les jours.
Donc, du coup, ils planifient mon indisponibilité.

PS : J’avais parlé de 3 raisons… Les 2 autres sont la peur de manquer des décisions importantes, et le risque de manquer des opportunités liées à leur travail.
Je ne les ait pas décrites, car je pense que ce sont de mauvaises raisons. Mais cela n’engage que moi.

 

Thierry Schmitt, Directeur du Consulting chez Apsynet

 

 

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