Les disques dits « SSD » pour « Solid State Drive », sont apparus il y a une dizaine d’années. Malgré leurs multiples avantages, ils ne sont pas encore devenus le standard pour tous les ordinateurs neufs.

Pour le profane, il ne s’agit que d’une petite boîte au fond de l’ordinateur et finalement très peu différente de la petite boîte qu’était le disque dur mécanique.

En ce qui me concerne, je n’achète plus de disques mécaniques, le SSD a été la vraie évolution de ces 10 dernières années.

Alors pourquoi autant de temps, et surtout pourquoi trouve-t-on encore des ordinateurs neufs vendus avec de disques mécaniques ?

 

SSD les avantages

 

Commençons donc par les avantages du SSD : avant tout il est rapide. Rapide en termes de débit (un rapport entre deux et cinq en vitesse de transfert), mais aussi il ne souffre pas du temps de positionnement des têtes de lecture, lequel, sur un disque fragmenté pouvait encore diviser par 10 le débit efficace.

En pratique, on constatera un temps de démarrage de l’ordinateur qui passe de plusieurs minutes à quelques secondes, et de façon moins impressionnante des copies des fichiers ou un lancement des applications infiniment plus rapide.

Mais de plus, il ne comporte pas de partie mécanique, qui comme chacun sait sont susceptibles de tomber en panne.

Dernier point : ses besoins en énergie sont moindres (on en verra l’utilité plus loin) et il est totalement silencieux.

 

SSD le coût

 

Alors oui son coût a été un barrage pendant longtemps. Les premiers SSD coûtaient de l’ordre de 30 euros par gigaoctet, en 2019, on en trouve à moins de 15 centimes.

En clair on peut trouver un disque de 500 Go à 80 €, soit grosso modo deux fois le prix d’un disque mécanique.

Cela peut sembler une différence importante, d’autant qu’en général les disques mécaniques sont vendus en taille de 1To,  mais hormis quelques cas particuliers, cette taille est inutile.

 

SSD la fiabilité

 

C’était la grande peur à l’apparition du SSD. Les théories sur l’usure des composants leur donnaient à peine deux ans de vie, avec des risques de perte de données, ce qui bien-sûr bannissait tout usage professionnel.

Cela n’est pas arrivé, j’ai toujours un SSD de 2009, qui marche comme au premier jour !

 

SSD pour qui ?

 

On se pose la question de l’intérêt du SSD pour les différents usages d’outils informatiques :

– Le poste bureautique : pas de gros besoins de stockage, pas de gros volumes de données à traiter :  un SSD de 250 Go.

– Le poste technique : un volume de données souvent plus important, des traitements disques un  peu longs : le SSD de 1 To s’impose, ou une combinaison avec des disques mécaniques de grandes capacités.

– Le portable : un peu plus ennuyeux à gérer car il ne dispose que d’un emplacement disque, il faut donc immédiatement opter pour un SSD de 500 Go ou plus par contre le gain se chiffre non seulement en performances mais aussi en confort (le silence !)  et en autonomie.

– Les serveurs : avec un gros besoin de capacité qui vient de là et bien-sûr de performance, leur transformation SSD est la plus délicate à mettre en œuvre. Il faut distinguer le temps de démarrage, les bases de données, les machines virtuelles, le stockage en général.

Pour les deux premiers, le SSD s’impose, pour les machines virtuelles c’est certes très utile mais leur taille pose souvent problème, le tout dépendra de vos moyens.

 

SSD comment migrer ?

 

La dernière difficulté est souvent de migrer depuis des disques de très grande capacité vers des SSD plus petits, mais il existe maintenant des outils, y compris gratuits, pour le réaliser simplement. Ces outils, combinés à un boitier de clonage, permettent de réaliser la manipulation en quelques heures.

 

SSD l’avenir

 

Le disque hybride combinant les performances du SSD aux capacités des disques mécaniques n’a pas franchement eu le succès espéré, c’est devenu au mieux un élément indispensable du disque mécanique.

Les performances de SSD actuels dépassent celles du bus SATA (6GB/s en série soit un débit maximum de 600  MO/s), il faut donc passer à une autre technologie.

Il s’agit donc de nouveaux disques à l’interface M2, connectés directement sur le bus PCI express.

Il faudra toutefois passer par l’achat d’une nouvelle carte mère, ou pour le moins d’une carte d’extension, pour exploiter ces nouveaux disques.

En tout cas en 2019 , n’achetez pas de machine sans SSD !

 

Olivier Piochaud, PDG d’Apsynet

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