En 2005, Google, en lançant son service de cartographie Google Maps, devient à l’époque le seul service capable de proposer une cartographie mondiale, autant par des vues classiques que des vues satellites, et ensuite des vues photos locales (le désormais bien connu Street View).

Alors bien-sûr, tout ne s’est pas fait en un seul jour, mais le fait est que les concurrents ont tardé à lui emboiter le pas (Apple Plans en 2012 ou Microsoft Bing plans en 2015) ou de façon plus indépendante le consortium Open Street Maps.

Même si ces projets ont disposé de moyens importants, ils restent en retard tant sur le plan technique que sur celui de la popularité.

 

 

Toujours est-il que désormais Google Maps et ses services annexes sont devenus clairement des leaders incontournables.

Aujourd’hui mon sujet n’est pas la suprématie de Google mais plutôt l’usage que nous en faisons, plus précisément je veux vous parler des services API de Google Maps.

 

L’API Google Maps

 

Associé à son service de cartes, Google a lancé un service d’APIs qui permet notamment :

Le reverse-geocoding : le GPS nous donne des cordonnées longitude-latitude et Google Maps vous renvoie l’adresse au format classique « 83 avenue Arago 92000 Nanterre ».

Le geocoding : en partant de l’adresse on obtient la longitude et la latitude.

A partir de là, il va être possible d’exploiter d’autre services tels que :

Le routing : entre 2 points, Google Maps nous donne la distance et le temps de transport en fonction du moyen de locomotion et l’itinéraire complet.

Les maps embed  (cartes enrichies) : en utilisant les services précédents, Google Maps vous permet de publier des cartes enrichies de vos données.

Pour utiliser tout cela, rien de plus simple, un compte Google gratuit permet d’obtenir des clés d’API soit pour des sites Web soit pour un Serveur, et les différentes fonctions sont librement utilisables.

Mais ça, c’était avant….

 

Le modèle payant 

 

Une fois ce service utilisé par la majorité des sites web et des applications, Google a décidé de le facturer.

D’abord en imposant un moyen de paiement sur les comptes Google, puis en proposant un quota d’usage gratuit, puis finalement en facturant directement l’usage sans autre forme de procès.

Il a donc fallu pour les développeurs soit payer, soit revenir sur leurs applications pour utiliser un service alternatif.

 

La moralité 

 

La moralité, c’est qu’il n’y en a pas : j’ai commencé à écrire cet article avant que Google annonce la même opération pour leur service de stockage photos, à quand un Gmail payant ou même google.com facturé à la requête ?

 

 

Olivier Piochaud, PDG d’Apsynet

 

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