L’origine du Big Data

Si vous entendez les termes “capture, recherche, partage, stockage, analyse et présentation des données”… À quoi cela vous ramène-t-il ?  

C’est ainsi que se résume un phénomène, apparu en 1997 ; ce concept a été nommé Big Data.  

Littéralement, le terme “Big Data” signifie “mégadonnées”, ou encore “données massives”. En effet, avant son apparition, aucun outil classique n’était en capacité de traiter autant de données. Grâce au Big Data, on parle de plusieurs trillions d’octets de données traitées tous les jours. En d’autres termes, le Big Data peut-être comparé à une révolution industrielle, celle de l’information.  

 

Big Data : l’analyse  

Le Big Data peutêtre utile à tous les secteurs : ceux de la santé, de la politique, du commerce, de la finance … Cette révolution majeure du 21ème siècle sert en effet à traiter l’information. Pour ce faire, le concept regroupe différents outils ; on parle de la règle des “trois V” : Volume, Variété et Vélocité. Depuis quelques années, y sont parfois ajoutés trois autres V : Véracité, Valeur et Visualisation.  

Le Big Data est devenu si prééminent qu’il est aujourd’hui l’affaire de tous. En effet, depuis l’apparition des géants du web et du digital tels que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) les utilisateurs sont en lien constant avec le Cloud sur lequel leurs données sont stockéesLe Big Data est donc impliqué lors de la moindre action en ligne puisqu’il vient justement analyser ces données. Ce phénomène touche également les acteurs historiques de solutions IT, tels qu’Oracle, HP ou IBM.  

 

Bénéfices apportés par le Big Data 

Le Big Data représente un avantage considérable pour tous les secteurs, puisque la gestion de l’information est la clé du succès de notre époque.  

Concernant le domaine commercial, il représente une véritable mine d’or pour les entreprise et marques qui l’utilisent. En effet, le Big Data permet de déterminer les comportements du consommateur, mais aussi ses attentes. Il permet donc d’adapter l’offre en fonction de l’information obtenue, et cela quasiment en temps réel.  

Toutes les petites publicités coïncidant avec nos recherches, auxquelles nous sommes confrontés en naviguant sur internet, c’est aussi ça le Big Data. Ce traitement de nos données vise notamment à nous proposer, par la suite, des produits susceptibles de satisfaire nos besoins, nos recherches.  

En résumé, le Big Data est un outil primordial de la stratégie digitale des entreprises. Grâce à lui, elles peuvent mieux prévoir, s’adapter et comprendre le marché. Il représente désormais un crucial vivier de compétitivité.  

 

Aspects négatifs du Big Data 

Depuis maintenant plus d’une décennie, les objets connectés et les nouvelles technologies sont indissociables de notre quotidien. Smartphone, compte Facebook : nos données sont partout. Ceci représente évidemment des inconvénients. Les scandales liés à la NSA posent la question de la protection et de la sécurité de nos données. Avec le Big Data, l’information présente sur le cloud prime sur les notions de liberté et de vie privée, renvoyées au second plan. 

Ces dernières sont encadrées en France par la loi “informatique et liberté” de 1995, et plus récemment par le RGPD (Règlement Général sur la Protection de Données) à l’échelle européenne. La loi stipule ainsi que la collecte de données doit être faite dans un cadre et un but bien précis, et que leur conservation ne doit pas dépasser l’objectif fixé.  

Mais ces lois sont notamment sciemment violées par les algorithmes inhérents aux réseaux sociaux, par exemple. Ils peuvent engendrer des conséquences assez problématiques telles que les “bulles de filtre”, une méthode de filtrage de contenu qui ne propose aux utilisateurs que des informations reflétant leurs opinions.  

 

Alors, comment le Big Data peut-il perdurer ?  

Il est bien connu que la plupart des utilisateurs, moi y compris, ne s’attardent pas sur les conditions générales ou le paramétrage de nos choix. Selon une étude menée par deux chercheurs américains si l’on prenait le temps de lire les conditions générales de chaque site sur lequel on se rend, cela nous prendrait à peu près 76 jours au cours d’une année. Avec l’essor du digital, ce nombre ne fait, de plus, qu’augmenter. 

Récemment, OVH, principale hébergeur des sites français, a été victime d’un incendie, ce qui a paralysé une partie de l’internet français. Mais, en réalité, la plupart du stockage s’effectue au travers des serveurs américains, et cela pose la question de la sécurité du stockage. La loi américaine, plus particulièrement le Patriot Act résultant des attaques du 09/11, stipule en effet que le gouvernement américain peut accéder aux données qui y sont stockées. De plus le Cloud est aussi le lieu de stockage de cette quantité massive de données, cependant les piratages sont assez fréquents et nécessitent une protection accrue des sociétés qui les exploitent 

Le Big Data, comme toute révolution, divise. Il représente une opportunité exceptionnelle, pour la vie de tous les jours, de s’adapter, d’anticiper de futures situations, de comprendre les attentes et les comportements. Mais il est aussi un moyen délicat de suivre et analyser, et de bafouer certaines de nos libertés les plus importantes. Un point d’équilibre doit être maintenu entre ces deux aspects. Cet objectif est en marche, avec l’adoption et l’application par l’Union Européenne du RGPD, mais les normes doivent continuer d’être davantage renforcées.