La gestion du temps et des plannings au moyen d’ordinateurs a toujours été un sujet, depuis les débuts de la micro-informatique.

 

Déjà présents, que ce soit du coté de l’ordinateur de bureau, au sein du client de messagerie (à l’époque Network Courier ou cc:Mail, les ancêtres d’Outlook ou de Domino), ou sur les premiers mobiles, le Jaguar de HP ou le Palm Pilot, ces précurseurs  de nos Smartphones que l’on appelait des PDA (assistant personnel).

 

A l’époque simple calendrier des tâches, la gestion de planning s’est perfectionnée et normalisée, mais malheureusement sans atteindre une réelle universalité. Il y a plusieurs raisons à cela et certaines ne sont pas simples à résoudre.

 

 

La théorie

 

 

L’univers est fait de 2 catégories d’objets : ceux qui ont du temps et ceux qui en consomment  (et contrairement à ce que l’on pourrait penser les humains ne rentrent que dans la première) .

 

Les premiers donc, disposent d’un agenda. Il s’agit juste, en fait, de leur offrir la vision du déroulement du temps et de le pondérer avec les indisponibilités et bien sûr les taches existantes.

 

Ce sont donc évidement les personnes, mais aussi les locaux (salles de réunions), les objets (matériels de prêt, véhicules), ou encore des éléments de regroupement, comme des projets ou des missions (permanence).

 

Quant aux seconds, leur caractéristique principale est d’avoir un début et une fin (ou éventuellement une durée), et d’affecter une ou plusieurs victimes qui sont les agendas des premiers. Nous verrons plus loin que la norme précise un peu plus leur nature et leurs caractéristiques.

 

Voila, c’est tout. Simple non ?  Il ne reste plus qu’à faire communiquer tout ce petit monde et nous voilà dans le monde magique de l’agenda universel.

 

 

La norme

 

 

Quand on parle de communiquer, on met forcément en jeu au moins 2 acteurs, donc un langage commun, il faut donc  une norme.

 

Si vous branchez le moteur Google sur « norme d’agenda »  ou « norme de calendrier », vous ne trouverez rien. Il faudra l’aider par un « iCalendar » ou un « RFC 2445 », à savoir le nom de la norme en question, pour provoquer une réaction. Cela commence mal, mais partons donc sur cette norme.

 

 

La norme iCalendar

 

 

La norme iCalendar, aussi connue sous le nom d’iCal, a maintenant une vingtaine d’années, et est issue des travaux d’un groupe de l’IETF mené par deux collaborateurs, respectivement de Microsoft et de Lotus.

 

Ce qui, de mon point de vue, est assez paradoxal, car ce sont les deux acteurs les plus en retard et les plus réfractaires à l’utilisation de cette norme, c’est qu’Apple et Google se sont montrés bien plus efficaces dans sa mise en place, mais passons…

 

Pour vous épargner la lecture des 150 pages de la norme RFC 2245, disons qu’elle définit le format d’échanges des entrées de calendrier : sur la forme, le contenu  (qui, où, quand, etc.) et sur la nature : invitation, alarme ou notification. Elle définit aussi les règles de publication d’un flux d’agenda .

 

 

Tout est en place

 

 

Voilà, tout est prêt pour s’échanger invitations, notifications, disponibilités et remplir les agendas de ces instants magiques que sont les réunions, rendez-vous  et autres congés.

 

Mais nous verrons par la suite que tout n’est pas aussi simple…

 

 

Olivier Piochaud, Président Directeur Général d’Apsynet

 

 

 

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