La toute dernière génération – la Z – commence à entrer dans le monde du travail. Avec son arrivée et l’allongement de la durée du travail des seniors, 3 groupes d’âges cohabitent en entreprise, ce qui peut parfois être source de désaccords. C’est ce qu’on appelle communément les conflits intergénérationnels. Les premières réflexions sur le sujet sont apparues au début des années 2000 avec l’utilisation généralisée d’Internet en entreprise et de l’impact des « Digital Natives », ces personnes qui sont nées et ont grandi avec les nouvelles technologies.

Mais peut-on réellement prétendre que la cause de ces conflits est uniquement liée à l’âge? Autrement dit, les générations X, Y et Z, telles qu’on se les représente, avec leurs attentes et leurs comportements, sont-elles uniquement déterminées par une année de naissance ?

 

Les générations dans l’imaginaire collectif

 

C’est l’écrivain Canadien Douglas Coupland qui a popularisé l’expression « Génération X » dans son ouvrage « Génération X : Tales for an accelerated culture ». Les « Génération Y » et « Génération Z » en sont les déclinaisons.

Génération X : elle est née entre 1960 et 1979. C’est une génération qui a vu le taux d’employabilité se dégrader et la difficulté à trouver un poste stable s’accentuer. C’est ce contexte qui l’a amenée à trouver une place dans une entreprise et à s’y maintenir « à vie » pour y gravir les échelons.

Génération Y : née entre 1980 et 1995, elle a grandi avec la télévision et a vu le jeu vidéo, l’ordinateur ainsi qu’Internet devenir accessibles à tous. Contrairement à son aînée, la génération Y ne craint pas de passer d’une entreprise à l’autre. Elle ne place pas le travail au premier plan des priorités. La vie sociale, la santé mentale et physique, la qualité de vie sont des préoccupations d’autant plus importantes.

Génération Z : cette génération est née à partir de 1996. Elle a grandi avec les réseaux sociaux et est connectée en permanence. Elle maîtrise parfaitement l’outil informatique, l’a toujours connu et ne conçoit pas de vivre sans. Le partage, la communication, l’échange social régissent son quotidien.

Mais faisons fi des années de naissances pour faire ressortir de ces définitions ce qui s’apparente à des tendances sociétales dont le cercle s’élargit bien au-delà de l’âge.

 

Une génération ce n’est pas qu’une année de naissance

 

En effet, force est de constater qu’une nouvelle génération n’est pas en rupture totale avec celle qui la précède et vice versa : les générations antérieures ne sont pas complètement hermétiques aux évolutions et aux tendances, notamment en matière de technologies.

On ne peut effectivement pas prétendre qu’une année de naissance définit des attentes et des comportements similaires dans ce domaine en excluant les autres générations, qui peuvent elles aussi présenter les mêmes affinités, voire plus.

Car c’est le BON usage de la technologie qui doit être considéré, et cela, ce sont la curiosité et la formation qui le rendent possible. Le simple fait d’avoir toujours connu et vécu avec Internet, l’informatique et les réseaux n’implique pas forcément une utilisation productive de la technologie.

Ainsi ce sont les technologies qui transforment les mentalités de tous les individus qu’elles touchent au quotidien, au même titre que les guerres, le terrorisme, le chômage ou au contraire le quasi plein-emploi modèlent les tendances sociétales, les attentes, les besoins et les affinités.

On peut donc considérer que les dénominations X, Y et Z correspondent finalement à un taux de pénétration de diverses évolutions sociétales et technologiques au cœur de différentes tranches d’âges.

 

L’impact des générations en entreprise 

 

Dans les entreprises, le brassage intergénérationnel, couplé avec d’autres facteurs diversifiant tels que la mixité culturelle et la parité hommes-femmes, inspirent un management axé sur le « travailler ensemble », des alliances associatives ou encore des communautés d’intérêts, le tout calqué sur des usages issus des réseaux sociaux.

On privilégie alors les valeurs et la culture d’entreprise.

L’âge ne trouve pas son importance, ce sont les affinités et les centres d’intérêts qui deviennent le fil conducteur des collaborations.

 

Anne, Responsable Marketing chez Apsynet

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