Le Web, dans son utilisation quotidienne à travers le monde, est responsable de 10 % des émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû aux échanges de données qui sont responsables d’émissions de CO2.

Depuis quelques années maintenant, bon nombre d’internautes, soucieux de préserver l’environnement, adoptent des gestes écoresponsables leur permettant de limiter la pollution numérique, notamment celui d’opter pour un moteur de recherche plus écologique.

La dimension éthique est également très recherchée, en des temps où nos données personnelles sont surexploitées par les marques.

 

Des moteurs de recherche écologiques

Un moteur de recherche écologique n’est pas moins polluant que ses compères Google, Bing ou Yahoo, puisqu’il utilise les mêmes technologies. En revanche, les moteurs écologiques font le choix de reverser une partie des revenus générés par la publicité à des causes environnementales et humanitaires, cela afin de compenser leur empreinte carbone.

Voici quelques exemples de moteurs de recherche parmi les plus utilisés :

 

  • Ecosia, métamoteur allemand qui s’engage à planter des arbres grâce au reversement de 80 % des bénéfices qu’il génère grâce aux publicités. L’entreprise s’autosuffit en alimentation électrique puisqu’elle a construit deux centrales photovoltaïques qui couvrent ses besoins en la matière.

 

  • Ecogine : ce moteur de recherche français reverse 10 % des revenus générés par les clics sur des publicités à des associations de défense de l’environnement choisies par les utilisateurs du moteur.

  • Lilo : 1er moteur de recherche français solidaire. A chaque recherche, l’utilisateur reçoit des crédits « gouttes d’eau », qu’il peut ensuite attribuer à des projets qu’il souhaite soutenir. Depuis la création de Lilo, plus de 3 000 000 d’euros ont déjà été reversés à des projets solidaires.

Des moteurs de recherche éthiques

Certains moteurs de recherche, en plus de soutenir des actions écologiques et sociales, et de préserver l’écosystème numérique, mettent un point d’honneur à protéger la vie privée de leurs utilisateurs, à l’image de Lilo et de Qwant.

Ces métamoteurs s’engagent à ne pas collecter les données de leurs utilisateurs, à ne pas partager leurs informations personnelles, les historiques de recherches ne sont pas conservés. Les cookies ne sont pas utilisés à des fins de tracking, mais uniquement à des fins fonctionnelles. Enfin, Lilo par exemple, plutôt que d’utiliser l’Analytics de Google, a développé son propre outil de statistiques, Piwik, qui là encore ne sert qu’à connaître le nombre d’internautes utilisant le moteur de recherche, en anonymisant, bien-sûr, les adresse IP.

Toutefois, aussi éthiques et écologistes soient-ils, ces différents moteurs de recherche et les projets qu’ils soutiennent restent malgré tout financés par la publicité, ce qui peut sembler paradoxal pour bon nombre d’utilisateurs. Alors, on peut envisager cela comme un détournement d’un des inconvénients majeurs de Google, Yahoo ou Bing, au bénéfice de causes écologiques, tout est question d’équilibre.

 

Anne, Directrice Commerciale et Marketing chez Apsynet

 

 

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