En 2017, la question se posait déjà : le smartphone est‑il un atout ou une menace pour l’entreprise ?

En 2026, elle est plus centrale que jamais. Le smartphone est devenu un outil professionnel incontournable, mais aussi l’un des vecteurs d’attaque les plus exploités par les cybercriminels.

 

Le smartphone au cœur des workflows professionnels

Un outil devenu indispensable

Le smartphone n’est plus seulement un moyen de communication. Il centralise désormais la messagerie, la VoIP, les outils collaboratifs et l’accès au cloud, ce qui augmente mécaniquement l’exposition aux données sensibles.

Mobilité et télétravail : une dépendance accrue

Avec la généralisation du télétravail, les collaborateurs utilisent leur smartphone pour accéder aux informations où qu’ils soient, faisant de cet appareil un point d’accès critique au système d’information.

L’essor du BYOD : confort… et risques

Le BYOD (Bring Your Own Device) s’est largement répandu. Les employés utilisent leurs appareils personnels pour travailler, gagnant en confort et en flexibilité. Mais cette pratique accroît aussi les risques de sécurité si elle n’est pas correctement encadrée.

 

Des risques cyber bien plus sophistiqués qu’en 2017

L’ouverture d’iOS : un tournant majeur

Depuis 2025, l’ouverture imposée d’iOS aux app stores alternatifs et aux installations d’applications via le web a considérablement élargi la surface d’attaque des entreprises.

Les utilisateurs peuvent désormais installer des applications moins contrôlées, malveillantes ou intégrant des SDK (Software Development Kit) opaques, ce qui fragilise la sécurité historiquement associée à l’écosystème fermé d’Apple.

Un écosystème plus difficile à maîtriser

Cette évolution remet en cause la chaîne de confiance. Les entreprises doivent revoir leurs politiques mobiles, encadrer strictement les sources d’installation et renforcer leurs outils MDM/MAM.

La situation est encore plus sensible dans les environnements BYOD, où les appareils personnels échappent en partie au contrôle de l’entreprise.

 

BYOD et mobilité : un équilibre toujours fragile

Le BYOD apporte un réel confort aux collaborateurs et permet de réduire les coûts matériels.

Cependant, sans une stratégie de sécurité adaptée, les risques de fuite de données et les failles potentielles peuvent rapidement devenir critiques pour l’organisation.

Solutions logicielles

 

Un cadre national et européen plus exigeant que jamais

Le cadre réglementaire impose désormais un niveau d’exigence inédit.

En France, la Stratégie nationale de cybersécurité 2026‑2030 renforce la protection des entreprises, des collectivités et des infrastructures grâce à une montée en maturité, une régulation accrue et l’innovation en cybersécurité.

Les entreprises doivent donc revoir leurs politiques d’accès, leurs mécanismes de surveillance et leur gestion des risques mobiles pour faire face aux menaces en évolution constante.

 

Que doit faire une entreprise en 2026 pour sécuriser l’usage du smartphone ?

Face à la sophistication croissante des menaces, la sécurité du smartphone doit devenir une priorité stratégique. Voici les quatre piliers essentiels.

Adopter une approche Zero Trust

Le modèle « Zero Trust » s’impose :

  • vérification systématique des accès,
  • MFA (authentification multifacteur), segmentation réseau,
  • surveillance continue des terminaux.

En appliquant le principe « Ne jamais faire confiance, toujours vérifier », l’entreprise limite drastiquement les risques liés aux appareils mobiles compromis.

Encadrer strictement le BYOD

Pour sécuriser le BYOD en 2026 :

  • les solutions MDM/MAM doivent devenir obligatoires,
  • une séparation nette des données pro/perso est indispensable,
  • une politique d’usage formelle doit être définie.

Ces mesures garantissent un équilibre entre sécurité, confort utilisateur et respect de la vie privée.

Sécuriser la téléphonie professionnelle

Les communications professionnelles, de plus en plus basées sur la VoIP, sont devenues des cibles privilégiées.

Il est essentiel de :

  • chiffrer les communications,
  • sécuriser les serveurs VoIP (Voice Over Internet Protocol),
  • contrôler strictement les accès administrateurs.

Ces bonnes pratiques réduisent les risques d’écoute clandestine, d’usurpation ou de détournement d’appels.

Former continuellement les collaborateurs

Grâce à l’IA, les attaques mobiles (phishing, deepfakes audio/vidéo, faux messages) sont plus crédibles que jamais.

La formation doit donc être :

  • continue,
  • réaliste,
  • alignée sur les techniques d’attaque actuelles.

Les collaborateurs doivent apprendre à détecter un email, un appel, une visio ou un message frauduleux.

Conclusion : en 2026, le smartphone est à la fois allié ET ennemi ! Le smartphone est devenu indispensable à la productivité et à la mobilité en entreprise. Mais il est aussi le risque cyber n°1 lorsqu’il n’est pas suffisamment encadré.

En 2026, la question n’est donc plus de choisir entre allié ou ennemi. C’est un allié précieux… à condition d’être sécurisé avec le même sérieux qu’un poste de travail.

 

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Juliette – Apsynet

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