A titre personnel quand vous vous voulez un bien, tout est simple : vous l’achetez comptant ou avec un crédit, éventuellement vous le louez, et vous en profitez tant qu’il est en état de fonctionner ou que vous en payez le loyer.

Si vous souhaitez en changer, vous pouvez éventuellement tenter de le revendre ou à défaut s’il est hors service ou que vous n’en voulez plus, vous vous en débarrassez et repartez pour un achat ou une location.

Tout cela est simple et n’a pas vraiment besoin d’être suivi, mais pour une entreprise ou une organisation publique qui souhaite acquérir un bien, ça l’est un peu plus.

Tout n’est pas si simple

A la base, il s’agit principalement d’une raison fiscale. Celle des particuliers s’appuie sur leurs revenus, une fois l’impôt payé vous pouvez faire ce que bon vous semble de l’argent restant…

A contrario les entreprises ont une fiscalité qui ne prend en compte que leurs bénéfices (quoique, mais c’est une autre histoire…) , donc ce qu’il reste de leurs recettes une fois toutes les dépenses retirées. Donc plus l’entreprise dépense moins elle paye d’impôts.

 

 

Et cela inclue des biens acquis dont elle peut tirer profit pendant de longues années, c’est ainsi qu’est né le concept d’amortissement.

L’amortissement

Le bénéfice de l’achat s’étalant sur plusieurs années, il devient donc logique d’étaler la dépense sur la même période, le charge étant alors affectée de façon proportionnelle sur chaque exercice pendant la durée de vie prévue du bien. L’impôt n’est donc impacté que par une partie lors de l’achat, le reste est réparti sur les années futures.

Pour être totalement honnête, c’est logique d’un point de vue lisibilité des comptes, ceux-ci doivent refléter la balance entre les revenus et les dépenses effectuées. Un bien exploité sur plusieurs années permettra de générer des revenus sur plusieurs années , donc son coût doit être ventilé à l’identique.

Et si tout ne se passe pas comme prévu ?

Perdu, cassé, volé ou tout simplement devenu inutile ou inexploitable, que faire d’un bien non totalement amorti, mais qui n’est plus utilisable ?

Il faut tout d’abord en être informé, et c’est souvent là que la majorité des organisations pèchent.  En effet une fois achetés et payés, la traçabilité des biens est largement défaillante.

A l’opposé, un bien totalement amorti mais encore en état et exploité devient invisible, sa trace comptable le considérant comme sans valeur.

Sans préjuger de sa valeur d’usage, il est parfois remplacé sans même qu’un besoin soit exprimé.

La règle du QOQ

La maitrise d’un bien et de son cycle de vie est simple : il faut savoir à tout moment de QUOI on parle, OÙ il se trouve et QUI (personne, service ou local) l’exploite.

Cette information permet de garder le contrôle, de la livraison à la mise au rebut et à tout moment de justifier de l’existence réelle du patrimoine de l’organisation.

 

Olivier Piochaud, Président Directeur Général d’Apsynet

 

 

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