Sans revenir en détail sur le concept d’immobilisation, un de ses intérêts est de permettre d’étaler la charge d’acquisition sur la durée de vie du bien. On peut donc être tenté d’immobiliser des biens de faible valeur dans l’objectif de soulager son bilan annuel.

Par ailleurs, le coût de gestion d’une d’immobilisation n’est pas anodin, et même s’il n’existe pas d’interdiction formelle, il n’est pas usuel d’immobiliser un objet dont le coût est de quelques dizaines d’euro.

C’est donc dans ce cadre que l’on a imaginé le concept d’immobilisation par lot.

 

Comment constitue t-on un lot ? 

 

Il existe plusieurs façons de concevoir un lot.

La plus évidente consiste à acheter plusieurs objets en une fois, chez un fournisseur unique : un achat de 50 chaises à 30 euros pièce va donc construire un lot de 50 chaises pour un montant de 1 500 euros, simple non ?

 

 

On peut aussi imaginer acheter un ensemble : un achat de 20 chaises et des 20 tables assorties va donc constituer un lot qui permet d’équiper par exemple une classe ou une salle de formation.

Il est tout aussi possible d’intégrer un achat « fourniture et pose » des systèmes de climatisation, dans la mesure où la prestation d’installation est liée au bien et pérenne dans le même ordre de temps que le bien, mais toutefois ne pas y inclure les prestations de maintenance.

Rien n’oblige non plus à tout acheter chez le même fournisseur dans la mesure où les composants sont associés dans leur usage, et bien-sûr dans leur durée de vie.

 

 

Quel intérêt au lot ? 

 

Le lot permet de grouper des objets sur une ligne unique. Pour la bonne gestion, le lot doit être documenté, en termes de description et de quantité, et son cycle de vie doit être suivi.

Ce n’est certes par trivial, mais cela reste plus simple que d’immobiliser chacune des chaises et de les suivre individuellement. On est donc gagnant sur le travail déclaratif et évidemment, on peut prendre en compte des biens de plus faible valeur acquis en grande quantité.

 

Les points de vigilance de la gestion par lot 

 

Autant il est simple de suivre un bien unique : sa gestion est binaire, il existe toujours ou pas

La première difficulté est que, regroupant des biens de faible valeur, la durée de vie du lot peut être fortement variable, donc son intégrité risque de rapidement être compromise : des biens sont perdus, cassés ou volés.

Ce n’est pas une hérésie en soit mais il faut dénombrer les composantes restantes : si de mes 50 chaises, il en reste 40 alors la valeur nette est de 40/50 de la valeur théorique. Encore faut-il le savoir et démontrer qu’il en reste 40.

De plus, rien n’interdit aux composants du lot de vivre leur propre vie en des lieux différents, donc reconstituer son intégrité est d’autant plus complexe.

Toujours dans le même ordre d’idée, si on utilise les lots c’est pour éviter de gérer unitairement des biens de faible valeur. Il ne faut donc pas déplacer le problème en rendant leur suivi complexe. Suivant la nature, un simple décompte peut suffire, ou un étiquetage simple pour le suivi des déplacements

C’est donc au final une solution efficace pour amortir des biens de valeur réduite, même si beaucoup la pratiquent déjà de fait. Il faut juste adapter son mode de suivi pour ne pas se perdre dans gestion qu’elle implique…

 

Olivier Piochaud, PDG d’Apsynet

 

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