Cela peut sembler évident pour ceux qui ont l’habitude de gérer un bilan, que cela soit dans une entreprise ou dans une administration.

Mais le concept d’immobilisation n’existe évidemment pas pour le budget d’un particulier et pourtant…

Voici donc quelques clés pour comprendre ce que sont les immobilisations.

 

Définir une immobilisation : fonctionnement vs investissement

 

Une immobilisation est une façon de considérer une acquisition non pas par sa valeur d’achat, mais en intégrant la durée pendant laquelle cette acquisition va être exploitée.

De façon plus pragmatique, on peut considérer une acquisition comme destinée à être directement consommée, par exemple si j’ai besoin de me déplacer :

Je prends un taxi et à la fin de la course, il ne reste pas de trace,

Ou bien a contrario comme un investissement pérenne dans le temps :

J’achète un vélo, et je pourrais le réutiliser pour chacun de mes déplacements

 

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Mais pourquoi immobiliser ?

 

Revenons un peu dans le passé. Depuis longtemps les entreprises, et de façon générale les organisations (administrations, associations), sont tenues de façon régulière de produire un bilan.

Jusque-là rien d’anormal, mais ce bilan couvre une période de temps, en règle générale une année.

C’est là que se situe le fond du problème, cette période que l’on nomme exercice a pour vocation de produire un état des recettes, des dépenses et au final d’un résultat.

Cet exercice est complètement autonome, et donc indépendant des exercices précédents et suivants, en conséquence toute acquisition faite sur une année ne produira pas de trace pour les exercices suivants.

Si on en revient à mon exemple du vélo, passé la première année, ledit vélo n’a plus de valeur dans mon bilan.

Vous conviendrez que l’on peut raisonnablement envisager d’utiliser le vélo plusieurs années, et que ce système n’est pas adapté.

C’est vrai pour les biens mobiliers, évidemment aussi pour des prestations ou aménagements et la plus forte raison des biens immobiliers

 

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Concrètement immobiliser cela veut dire quoi ?

 

L’immobilisation implique deux paramètres : le prix d’achat et la durée d’utilisation.

Je considère que mon vélo acheté deux cents euros est utilisable pendant cinq ans, sans autres frais.

Je vais donc considérer que je le finance sur cinq exercices à hauteur de 40 € par exercice, c’est ce que l’on appelle un amortissement linéaire sur cinq ans.

Il va donc apparaître dans mon bilan, comme une dépense de 40 € pendant cinq années consécutives, cela permet de refléter son coût sur chacune des années de sa durée de vie.

Plus techniquement il apparaîtra dans mon bilan sous la forme d’un actif dont la valeur nette comptable diminuera de 40 € chaque année, pour atteindre zéro la cinquième.

 

Mais quelle est l’utilité d’immobiliser ?

 

Le propos est simple : il s’agit de répartir la charge de l’achat sur plusieurs exercices.

Cela permet tout autant de refléter son coût sur chacune des années de sa durée de vie , que de n’impacter le bilan que pour la partie qui concerne une année.

 

Les cas particuliers

 

Et si l’on vole mon vélo ?

De fait, je ne pourrais plus l’utiliser, de plus sa valeur est devenue nulle, il doit donc sortir des immobilisations.

Même chose évidemment si je le vends ou le casse avant le terme de son amortissement.

Et si au contraire je l’utilise toujours au bout de cinq ans ?

Dans ce cas, il conserve une valeur d’usage et restera dans mes immobilisations avec une valeur de zéro.

 

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Peut-on optimiser la gestion des immobilisations ?

 

Cet article n’a sûrement rien appris à ceux d’entre-vous dont c’est le travail quotidien  est d’acheter ou de gérer des biens, mais j’espère avoir éclairci le concept à ceux qui se demandaient ce que signifiait « immobiliser ».

Alors au-delà de l’aspect technique, peut-on en optimiser leur gestion ?

La réponse est clairement oui, mais cela fera l’objet d’un prochain article…

 

Olivier Piochaud, PDG d’Apsynet

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