L’informatique personnelle a, depuis ses débuts, souffert de la plaie que sont les virus.

Je n’apprendrai à personne leur pouvoir destructeur, ni probablement celui de leurs successeurs actuels, les crypto-virus ou rancongiciels.

Il s’est donc, en réaction, créé et développé naturellement, un secteur de l’industrie logicielle dédié à la lutte contre les virus et à la commercialisation de solutions de protection.

Autant le dire directement, je ne crois pas à leur utilité, pire je considère les antivirus, comme non seulement sources d’une protection illusoire, mais de surcroît nuisibles aux performances, et par voie de conséquence à la productivité des utilisateurs et des applications.

 

Tout d’abord comme un virus s’introduit-il dans une machine ?

 

 On peut considérer  qu’un virus dispose de 3 méthodes pour contaminer un ordinateur :

– Il profite d’une faille du système d’exploitation, du navigateur ou d’un bug applicatif à l’insu de tous.

– Il abuse l’utilisateur qui accepte le lancement d’un programme, d’un script ou d’une macro et qui lui ouvre la porte de son plein gré.

– Plus rarement, il est déjà présent, au sein d’un matériel ou d’une application légitime corrompue.

 

Le mal est fait, mais heureusement l’antivirus va nous sauver !

 

Comment fait- il ?

Et bien, il n’a pas 36 moyens : soit il a déjà la photo du méchant virus (on appelle cela une signature), il va l’isoler et l’éradiquer, soit il va pouvoir détecter son comportement suspect et nous le signaler.

Vous imaginez bien que la première méthode, si elle bloque bien des virus déjà identifiés, à condition que vous ayez mis à jour votre antivirus et que vous ne croisiez pas un virus polymorphe  (qui sait modifier sa signature), est totalement inefficace contre les malwares les plus récents et encore inconnus.

Quant à la seconde méthode, compte tenu de la variété des programmes exécutés par une machine, avec des niveaux de sécurité souvent élevés, elle a va déclencher infiniment plus de faux positifs qu’elle ne peut bloquer de virus.

 

Quand bien même le virus est arrêté, à quel prix ?

 

Ces éventuels sauvetages ont un coût : l’antivirus scrute chaque programme, et même souvent pour faire bonne mesure, les fichiers, les flux réseaux, voire les bases de données.

Par curiosité, regardez dans votre gestionnaire de tâches, lequel consomme le plus de temps processeur ? Devinez qui vous retrouverez en tête de liste ?

 

Alors que faire ?

 

Tout d’abord tenir à jour les systèmes, stations et serveurs et bien sûr les navigateurs et autres applications quasi permanentes.

Mais surtout, éduquer les utilisateurs, leur expliquer qu’il faut lire les messages avant de cliquer sur « ok », visualiser les liens avant de les suivre, ne pas céder à la curiosité et dans le doute demander de l’aide.

A ces conditions, vous pourrez travailler plus vite, économiser votre argent, sans pour autant vivre dans la crainte de perdre vos données.

 

Olivier Piochaud, Président Directeur Général d’Apsynet

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