La géolocalisation : comment ça marche ?

Je n’apprendrai à personne ce qu’est la géolocalisation. Mais au-delà du simple fait de connaître à un instant donné la position d’un appareil numérique, et de ce fait celle de son détenteur, la géolocalisation présente de nombreux intérêts et usages pratiques.

C’est en effet aussi un outil fort utile pour identifier non seulement la position de biens ou d’actions mais aussi pour les horodater et les associer à leur opérateur.

On obtient alors en une seule action, l’équivalent d’une signature numérique enrichie contenant : Qui, Quoi, Quand et Où.

L’ensemble de ces éléments pouvant être repris et stocké par une application.

La méthode

Concrètement il s’agit pour l’application d’être capable à tout moment d’obtenir de façon plus ou moins précise la latitude et la longitude de l’appareil (nous reviendrons plus bas sur le degré de précision), et éventuellement l’altitude.

L’application peut être aussi bien un site web qu’une application mobile. Dans les deux cas elle fera appel au système pour, avec l’accord de l’utilisateur, obtenir cette précieuse donnée.

En ce qui concerne les autres éléments, elle les possède déjà, il lui reste donc juste à associer les éléments ensembles pour obtenir le résultat souhaité.

Les usages pratiques

En tant que telles, les coordonnées GPS ne sont pas lisibles pour le commun des mortels, par contre une mécanique connue sous le nom de reverse geocoding permet de passer des coordonnées à une adresse administrative et vice versa :

Ainsi le 83 avenue Arago à Nanterre se « géocode » sous la forme 2.2217951E,48.8993760N en utilisant les services de Google ou d’OpenStreetMap pour citer les principaux.

On pourra facilement placer sur une carte les événements ou les objets, ou bien encore calculer des itinéraires en exploitant les services de navigation des fournisseurs cités ci-dessus, c’est dire la distance et le temps de transport entre deux points avec différents modes de locomotions.

Le degré de précision

Il est très variable, et dépend principalement de la méthode utilisée, celle-ci est en général choisie automatiquement par l’appareil :

Le réseaux GSM : la précision peut aller de 20 m à 20 km en fonction de la technologie utilisée et de la densité du réseau de votre opérateur.

Le GNSS (GPS) : sa précision est de quelques dizaines de mètres mais dépendante des constellations GNSS et du système de correction utilisé. Du moins au plus précis : le réseau américain (GPS) , le réseau russe Glonass, et le réseau européen Galiléo (sachant que ce dernier est encore embryonnaire). Le défaut principal des systèmes s’appuyant sur des satellites  étant leur difficulté à fonctionner en intérieur.

Le wifi : la précision est très variable car elle nécessite une documentation des équipements. C’est ce que Google a tenté de faire en recensant les points d’accès Wifi avec les Google Car et les ennuis que l’on connait.

Au final, Les coordonnées fournies par votre équipement seront celles qui lui semblent les plus précises, compte tenu des technologies auxquelles il a accès et des autorisations que vous donnez.

Le futur

En pratique, pour les entreprises l’intérêt est de connaitre la localisation précise, si possible au mètre prêt, et tout aussi bien dans le plan vertical, leurs locaux ayant la fâcheuse habitude d’être construits sur plusieurs étages.

C’est déjà possible en exploitant les plages d’adresses des points d’accès Wifi qui permettent de cadrer la zone dans l’Enterprise et à l’étage exact, ou bien au moyen de balises Bluetooth dédiées. Mais cela sera grandement simplifié par une nouvelle norme Wifi : le Wifi RTT ou 802.11mc qui pour résumer opérera une triangulation des points d’accès visibles par l’équipement pour atteindre une précision de l’ordre de 10 centimètres.

 les résultats

Clairement au-delà des habituelles polémiques sur la société Big Brother, le recensement des biens et des actions est très simplifié par la géolocalisation, tant pour le suivi des opérations que pour les taches d’inventaires,  mais surtout il devient automatisé et systématisé, et ça c’est un sacré progrès !